La Tanière

""Au-delà du résultat, les Lions indomptables ont le vent en poupe" "

Volker Finke a rajeuni l’effectif de la sélection camerounaise à près de 80% après le mondial brésilien. Le résultat est de plus en plus positif puisque le capitaine Mbia et ses camarades démontrent désormais des qualités athlétiques et techniques rassurantes.

L’atout mental est également au rendez-vous. Les lions sont invaincus au terme de 4 sorties à raison de 3 victoires et un nul blanc : 0-2 en RDC, 4-1 face à la Côte d’Ivoire, 0-0 et 2-0 contre la Sierra Léone à Yaoundé.

L’offensive est au rendez-vous avec 8 buts marqués par 4 joueurs qui sont Aboubacar Vincent et Clinton Njié (3 réalisations chacun), Stéphane Mbia et Léonard Kwekeu (un but chacun). La défense est hermétique avec un seul but encaissé en 4 matches.

L’entraineur semble disposer d’une vision de groupe, lui qui admettait lors d’une récente conférence de presse qu’il compte sur 25 joueurs présents lors des stages, puis sur les 18 qu’il inscrit sur la feuille de match et enfin sur le 11 de base qu’il lance dans chacune des batailles sportives.

Ajustements nécessaires

Le jeune gardien de but Fabrice Ondoua rassure tout le monde. La défense qui repose sur l’expérimenté Nkoulou Ndoubena est impériale. Elle constitue une forteresse jusqu’ici imprenable.

Le milieu de terrain appel sans doute un réglage, c’est peut-être le maillon faible de cette sélection. L’apport de Choupo-moting qui recule à chaque fois pour réguler l’entrejeu des lions est à saluer. Mais, les joueurs alignés au milieu de terrain ont donné satisfaction jusqu’ici puisqu’ils ont appuyé tant le travail défensif que celui des attaquants. Des attaquants qui sont pour le moins prolifiques avec 8 buts marqués en 4 rencontres c’est tout simplement une bonne moyenne de 2 buts par match !

Le technicien allemand ne saurait se limiter à ces acquis pour dormir sur ses lauriers. Il faut naturellement ouvrir le champ de recrutement pour élargir le noyau de la sélection. Pour ce faire, il y a lieu de faire appel aux talents camerounais partout où ils se trouvent à travers le monde entier.

Au cas où Volker Finke et ses adjoints prenaient l’option de renfoncer la profondeur de leur banc de touche, les remplaçants viendraient sinon alimenter la concurrence saine, du moins donner le même rendement que les joueurs titulaires. La blessure, la fatigue ou encore la baisse de régime d’un élément seront immédiatement suppléées par l’effort de son remplaçant. Le Cameroun possèdera alors un banc de touche fort, signe d’une équipe forte, d’un groupe imbattable, d’un effectif conquérant et d’un pays triomphant.

Face à la Sierra Léone, c’est Mbia (un médian reconverti en défenseur central) et Kwekeu (un attaquant réserviste par ailleurs la doublure d’Aboubacar Vincent) qui ont marqué les deux buts de la victoire. La concurrence s’annonce donc saine et chacun des joueurs convoqués possède une chance d’exprimer son talent.

Après 4 matches de poule, le Cameroun à son destin en main et contrairement aux vieilles habitudes, il ne comptera pas sur les résultats de ses adversaires pour espérer une qualification à la Can 2015.

A un point de la qualification pour la Can Maroc 2015, le suspens demeure cependant dans le groupe D des lions. Cette situation permettra au public camerounais d’affluer au stade Omnisport de Yaoundé le 15 novembre prochain afin d’applaudir Clinton Njié et autres Choupo-Moting face aux Simba du Congo RD.

Le Cameroun avait triomphé à l’aller en terre congolaise 0-2. Mais, en battant la Côte d’Ivoire à Abidjan (3-4), les Simbas se sont relancés dans la poule D avec 6 points, à égalité avec les Eléphants.

L’envie d’arracher la 2ème place qualificative du groupe au nez et à la barbe des pachydermes poussera les congolais à donner du fil à retordre aux lions le mois prochain lors de la 5ème journées. Un match nul à domicile qualifiera le Cameroun alors qu’une défaite obligera le vert-rouge-jaune à aller chercher le point qualificatif à Abidjan lors de la 6ème et dernière journées.

Après avoir manqué deux phases finales de Can en 2011 et en 2013, seul un incident de parcours imprévisible empêchera le Cameroun d’être présent à la Can 2015.

Pour paraphraser Abel Bengué, un chroniqueur sportif de la 1ère heure, au-delà des mots comme la refondation, la reconstruction etc, une équipe nationale demeure une réalité permanente toutes générations confondues.

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