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Omam Biyik: "Samuel Eto'o, il faut respecter son choix"

Pour l'ancien Lion, il faut un projet pour les équipes nationales de football.

On vous a annoncé un temps dans une équipe togolaise et subitement vous êtes à l'Us Bitam...

J'ai effectivement passé deux mois au Togo et on a commencé le championnat. Sauf que les conditions qui m'ont été proposées n'ont pas été respectées. A partir de là, j'ai commencé à m'ennuyer et j'ai choisi d'arrêter. Puis, Us Bitam est arrivé quelques semaines après, j'ai trouvé le projet assez intéressant et j'ai accepté la proposition de cette équipe.

Qu'est-ce qui vous a le plus motivé à accepter la proposition de cette équipe, au-delà du projet dont vous parlez ?

C'est d'abord l'équipe championne du Gabon. Ce qui signifie qu'on va disputer la Ligue africaine des Champions. C'est une vitrine pour tout entraîneur de pouvoir faire la haute compétition. C'est aussi l'occasion pour moi de renouer un peu avec la compétition au niveau africain avec ce que je peux apporter aux jeunes.

Et votre objectif dans cette Ligue africaine des Champions ?

Nous allons essayer d'accéder en phase de poule. Sans oublier le pain quotidien qui est de gagner des matchs en championnat et défendre le titre de champion du Gabon.

On ne saurait éviter de parler des Lions Indomptables avec vous. Le Cameroun affronte la Tunisie au dernier tour qualificatif pour la Coupe du Monde. Quelle est votre réaction ?

Quand on a envie d'aller en Coupe du Monde, on n'a pas à savoir qui est en face. Si le Cameroun veut avoir son billet, il va falloir gagner contre la Tunisie. Donc, l'adversaire importe peu. C'est surtout l'état d'esprit des joueurs de l'équipe nationale qui est important. Maintenant, c'est aux entraîneurs de travailler, de former un groupe pour cela.

Selon vous, que doivent faire les Lions pour se qualifier ?

Il faut qu'ils marquent un but de plus que les autres. C'est la seule chose à faire pour gagner. Jouer bien n'est pas important, mais, c'est gagner, surtout qu'on a des matchs en aller et retour.

On parle de la retraite internationale de Samuel Eto'o. Cette équipe peut-elle bien jouer sans lui ?

Pour jouer au football, le règlement permet d'être à huit. S'il n'y a plus huit Camerounais pour faire un match, c'est que c'est grave. Cela veut dire aussi qu'au Cameroun, il y a beaucoup de footballeurs qui veulent jouer pour l'équipe nationale. Si Samuel a choisi d'arrêter, il faut respecter son choix. Samuel a rendu service depuis 16 ans à cette équipe. Il a certaines bonnes raisons de prendre cette décision. Tout Camerounais qui est sélectionnable est important pour l'équipe nationale.

Cette équipe du Cameroun, depuis votre passage sur le banc de touche, est-elle sereine dans son vestiaire ?

Je ne suis pas cette équipe au jour le jour. Je ne veux pas savoir ce qui se passe dans le vestiaire, parce qu'effectivement, un vestiaire, c'est pour les joueurs et les entraîneurs. Donc, je ne sais pas pourquoi des gens s'obstinent à avoir des informations des vestiaires. Je m'en tiens à ce qui se dit, à savoir qu'il y règne la sérénité. Si ce n'est pas le cas, tant pis pour nous et tant mieux pour les autres.

Quelque chose a-t-il changé sur le plan technique après vous ?

C'est à vous les journalistes de le savoir. Nous avons fait notre travail et on a estimé que ce n'était pas bon. On a changé plusieurs autres entraîneurs et certains disent qu'il n'y a pas d'évolution. Le plus important est qu'il y ait un projet pour l'équipe nationale, les équipes nationales, un projet pour le football et si on arrive à se qualifier l'année prochaine pour la Coupe du Monde, le mal du football camerounais ne sera pas résolu. On n'a pas de base, ni quelque chose permettant d'assurer l'avenir.

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